La lente conversion des élus locaux au vélo comme mode de déplacement

Le rédacteur du présent article vient d’être invité à la prochaine réunion de la commission vélo d’Istres qui aura lieu le 22 avril prochain. Cette commission s’est déjà réunie avec différents élus et intégrera pour la première fois des représentants d’associations.

Nous nous réjouissons évidemment de cette invitation, mais nous pouvons également mesurer le travail encore à faire à la lecture du dernier « Istres mag ». En effet, dans le portrait consacré à Eric Casado (l’élu à l’urbanisme qui anime la commission vélo) celui-ci indique à propos de cette commission « dès le mois d’avril, et pour toute la durée du mandat, nous élargirons cette commission aux représentants d’associations concernées par la pratique du vélo (sportive ou loisir), ainsi que celles liées au handicap, et à des personnalités reconnue pour leur implication dans cette pratique« . C’est évidement moi qui ai mis en gras le fait que pour lui (ou le journaliste?) la pratique du vélo se résume au sport ou aux loisirs. Le fait d’utiliser un vélo comme mode de déplacement dans la ville, qui devrait être au cœur des discussions de cette commission, n’est pas cité. C’est dur car la ville n’est pas le territoire privilégié du vélo sportif ou de loisir, mais c’est le territoire privilégié du vélo comme mode de déplacement de ceux qui n’ont pas de voiture, par choix ou par contrainte. Du travail, donc, mais au moins pourrons nous expliquer notre différence dans cette commission, comme nous l’avions déjà fait dans notre précédent article sur la maison du cycle d’Istres.

A noter que Martigues présente en gros les mêmes symptômes. Quand Jean-Luc Hanrard a proposé en marge du salon « 100% nature » (voir article précédent) la visite « Martigues insolite à pied ou à vélo » qui n’avait rien de sportif, c’est le service des sports qui a répondu. Celui-ci a émis un avis favorable, mais en insistant pour que les « participants soient équipés de casque et de protection adéquates » et « évoluent dans le sens normal de la circulation ». Le dernier point est particulièrement savoureux puisque la visite a permis d’utiliser quelques contresens cyclables inaugurés peu avant (photos ci-dessous)

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Obliger au port du casque pour une balade à vélo en ville est aussi un problème car les associations de promotion du vélo utile se battent contre cette obligation (voir ce dossier de la FuBicy). Je ne porte pas de casque en vélo utile, sauf s’il pleut (il évite d’avoir la pluie dans les yeux). Ça tombait bien (!): il pleuvait le jour de la visite (ce qui nous a coûté beaucoup de participants) et nous portions presque tous un casque… A noter que pour le vélo sportif, la vitesse ou les risques pris sont différents. Je porte un casque quand je fais du VTT (je ne fais pas vélo de route). Il est clair qu’en obligeant au port du casque, Mme Isidore (adjointe aux sports) a pensé « vélo sportif » et cette confusion est bien le problème dénoncé par cet article.

Mais ne désespérons pas: de plus en plus près de chez nous des élus, y compris de ville de taille moyenne, se mettent à penser au vélo comme mode de déplacement, et même à en faire, comme le montre l’article ci-dessous, tiré du numéro d’avril 2015 du mensuel l’âge de faire. Le début de l’article fait particulièrement plaisir.

article vélo âge de faire avril 2015

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